Events , Paris

Inigo Wilkins: "Irreversible Noise"

Jeudi 8 novembre 2012, à 19h

Irreversible Noise (http://irreversiblenoise.wordpress.com/) par Inigo Wilkins

Inigo Wilkins est doctorant à Goldsmiths Centre for Cultural Studies. Sa thèse est une exploration transdisciplinaire du concept de l’Irréversible Noise’. Il est chercheur associé au magazine Mute et au Post Media Lab de l’Université de Lüneburg sur la question de la « subsomption de la socialité ». Il travaille fréquemment avec des artistes et des musiciens et s’investit dans de nombreux projets collaboratifs. Il a récemment publié un article dans le magazine Mute sur la modélisation informatique des troubles civils. Il travaille actuellement sur les questions politiques et éthiques liées aux formes récentes d’échange d’informations scientifiques (comme les données d’ordre génétique) et sur l’analyse évolutionniste de l’économie et du trading à haute fréquence.

“Le concept de blackout résonne avec ma définition de l’«irreversible noise», comme un fait aléatoire incalculable. Il m’intéresse pour deux raisons : premièrement, parce qu’il est relatif à la connaissance, car l’événement du blackout est imprévisible. Ensuite, parce que le blackout est associé au deuxième principe de la thermodynamique (principe de Carnot), qui décrit pourquoi chaque système ordonné tend vers le désordre. Pris ensemble, l’imprévisibilité et le désordre impliquent une amplification du risque ou de l’incertitude, corrélée avec la complexité croissante des moyens d’extraction d’énergie. La précarité progressive que nous éprouvons à travers de nombreux systèmes, est aujourd’hui causée par la diminution de l’énergie utilisable (le capital liquide, les ressources en eau propre) et l’augmentation d’énergies inutilisables (les agents toxiques, le gaspillage, la pollution). Cependant, malgré l’irrémédiable caractère négatif de l’entropie, des modes d’organisations sociales et matérielles alternatifs sont possibles – la production d’un savoir commun et le maintien des ressources pourraient prendre le pas sur le contrôle du privé et de l’Etat, et faire tampon à la diffusion contagieuse du risque à travers une coopération hétérogène. ”

– IW-

 

Thursday, November 8 at 7pm

Irreversible Noise (http://irreversiblenoise.wordpress.com/) by Inigo Wilkins

Inigo Wilkins is a PhD student at Goldsmiths Centre for Cultural Studies, his thesis is a transdisciplinary exploration of the concept of ‘Irreversible Noise’. He is also a research fellow working with Mute magazine and the Post Media Lab at Lüneburg University on the question of the subsumption of sociality. He frequently works with artists and musicians, and is engaged in several collaborative projects. He has an article published in Mute about the computational modeling of civil unrest, he is working on a paper about the political and ethical issues of modern scientific information exchange (such as genetic sequence data), and another on evolutionary economics and high frequency trading.

“The concept of blackout resonates with my understanding of irreversible noise as incomputable randomness and appeals to me on two fronts. Firstly, in a manner that is relative to knowledge, in the sense that the occurrence of a blackout is unpredictable. Secondly, in the way that blackout relates to the second law of thermodynamics, which describes why every ordered system tends towards disorder. Taken together, they imply an amplification of risk or uncertainty that is correlated with the increasing complexity of energy extraction. The progressive precarity we are experiencing across many systems today is caused by the fall in available free energy (i.e. capital liquidity, clean water resources) and the build up of bound energy (i.e. toxic assets, waste, pollution). However, despite the ineradicable negativity of entropic degradation, alternative modes of social and material organization are possible – commons-based production of knowledge and maintenance of resources could take over from private and state control, buffering the contagious spread of risk through cooperative heterogeneity.”

– IW