Events , Paris

Seminar - The Place from Where We Look

Séminaire
du 23 au 25 juin 2015

The Place from Where We Look[[fn]The seminar’s title is a reference to Eduardo Grüner’s book El Sitio de la Mirada (2001).[/fn]] est un projet collaboratif de Kadist Art Foundation (Paris), Nomas Foundation (Rome) et David Roberts Fondation (Londres).

Du 23 au 25 juin 2015 à la Fondation Kadist à Paris, ce séminaire mènera une réflexion sur les stratégies de collection, la (ré)écriture de(s) histoire(s) de l’art et la reconfiguration des pratiques artistiques à l’ère de la globalisation. Il rassemblera six boursiers internationaux – jeunes artistes, commissaires d’exposition, chercheurs et étudiants –  sélectionnés à l’issue d’un appel à candidature, des intervenants ainsi que des professionnel invités à rejoindre le groupe. Le séminaire sera ponctué d’événements publics.

On observe actuellement comment les institutions tentent de répondre aux problématiques soulevées par la globalisation dans le champ de l’art en développant des séminaires, la prospection par région et de nouvelles stratégies de collection. De la même façon, les foires d’art contemporain encouragent les collectionneurs à acquérir des œuvres du monde entier, organisant entre autres des rencontres pour identifier les acteurs de ces nouvelles scènes.

Si « le lieu depuis lequel nous regardons » est contextuel, au sens où il s’inscrit socialement, idéologiquement et culturellement dans une société donnée, quel regard porter sur une œuvre d’art dans un contexte globalisé ?

Dans quelles mesures une collection d’art contemporain offre-t-elle de multiples perspectives depuis lesquelles se situer ? Comment peut-elle être utilisée pour amorcer une nouvelle réflexion sur ces problématiques ? L’acte de collectionner, envisagé comme une construction d’histoires, devrait permettre de souligner comment ces histoires issues de différents contextes s’enchevêtrent.

Comment le système global influence-t-il la production des œuvres et les attentes qu’elles suscitent, la circulation des personnes et des savoirs ? Afin d’éviter la concentration de la valeur dans certaines régions, des stratégies collaboratives sont encore à inventer.

Au cours de ce séminaire, des cas pratiques présentés par les participants rendront compte des évolutions du milieu de l’art. Ils viendront s’inscrire dans un cadre théorique prenant notamment en compte les études postcoloniales.

 

Intervenants :

Beirutavec Antonia Alampi, Jens Maier-Rothe et Sarah Rifky, une initiative artistique fondée au Caire le 1er mai 2012.
Marie-laure Allain Bonilla est Docteure en Histoire de l’Art, spécialisée dans l’usage des théories postcoloniales dans les pratiques curatoriales de l’art contemporain depuis 1980.
Lotte Arndt est critique et chercheuse. Elle a fait un doctorat sur Les négociations postcoloniales à Paris dans les revues dédiées à l’Afrique.
Nina Huber, est une commissaire basée à Francfort (Allemagne). Elle travaille au Weltkulturen Museum où elle est l’assistante de Clémentine Deliss.
Kapwani Kiwanga, est une artiste et vidéaste dont le travail joue sur la confusion entre vérité et fiction dans le but de questionner les récits dominants et de créer un espace dans lequel le discours marginal puisse fleurir.
Julia Morandeira Arrizabalaga, est une commissaire et chercheuse indépendante basée en Espagne, membre des collectifs de recherche Peninsula et Declinación Magnetica.
Victor Wang, est un commissaire et chercheur indépendant associé au CAHF.

Boursiers :

Marianna Hovhannisyan (Arménie), chercheuse et commissaire basée actuellement à Istanbul (Turquie).
Yu Ji (Chine), artiste et co-fondatrice de am art space à Shangaï (Chine).
Moses Serubiri (Ouganda), critique, chercheur et commissaire basé à Kampala.
Simon
 Soon (Malaisie),  chercheur et commissaire basé actuellement à Sidney (Australie).
Yesomi Umolu (Nigeria/GB), commissaire au Eli and Edythe Broad Art Museum (Lansing, Michigan, USA).
Natalia Zuluaga (Colombie, USA) est élève commissaire au Centre d’Études Curatoriales du Bard Collège de New-York

Evènements publics et performance

 Mardi 23 juin, 19 h – Conférence de Beirut

Fondation Kadist
19bis/21 rue des Trois Frères
75 018, Paris

Beirut est une initiative artistique qui envisage l’invention d’une institution comme un acte curatorial en soi. Elle a été fondée au Caire, le 1er mai 2012. De 2012 à 2015, Beirut a présenté divers programmes d’expositions, d’évènements, de recherches et d’activité éducatives dans ses locaux – une villa de 1940 entourée d’un jardin négligé – à Agouza, Giza. À présent, dépourvu de domicile fixe ou de localisation, Beirut continue d’accueillir d’autres institutions, de commissionner des œuvres et d’animer la recherche, au Caire comme à l’international. D’octobre 2014 à mai 2015, Beirut hébergea la première édition de Imaginary School Program. Parmi les projets et collaborations réalisés par Beirut, on peut citer The Magic of the State (2013) avec la Lisson Gallery (Londres) ; Lawrence Abu Hamdam : Tape Echo (2013-2014)avec le Van Abbemuseum (Eindhoven) ; Here Today Gone Tomorrow (2014) avec le Stedelijk Museum et le Trouw (Amsterdam) ; et A Guest Without A Host is A Ghost (2014-2015) avec la Fondation Kadist (Paris).

Jeudi 25 juin, 19 h – A Conservator’s Tale, une performance de Kapwani Kiwanga

Bétonsalon
9 esplanade Pierre Vidal-Naquet
Rez-de-chaussée de la Halle aux Farines
75 013, Paris

  • Dans A Conservator’s Tale, Kapwani Kiwanga tient le rôle d’une conservatrice en charge d’archives à la fois particulières et subjectives. Elle donne voix à des objets silencieux, vie à des récits oubliés et narre des histoires fantastiques. Anecdotes inhabituelles, faits inédits et bêtes mythiques trouvent leur place dans les récits de Kiwanga. En combinant lectures et extraits sonores et vidéo, l’artiste explore le statut du document, mais aussi les possibilités de la transmission orale. La performance sera en anglais.

 Kapwani Kiwanga est artiste et vidéaste. Elle a fait des études d’Anthropologie et de Religions comparées à l’Université McGill de Montréal (Canada). Son travail explore l’intimité de la condition humaine en relation avec les forces historiques, sociales et politiques. Les projets de Kapwani Kiwanga se présentent souvent sous la forme d’installations sonores et vidéos, ou de performances. Dans son travail, la frontière entre vérité et fiction est volontairement mise à mal afin de perturber les récits hégémoniques et de créer un espace dans lequel des discours marginaux peuvent fleurir.

 

Partenaires du séminaire

Nomas Foundation (Rome) — http://www.nomasfoundation.com?
David Roberts Art Foundation (Londres) — http://davidrobertsartfoundation.com?
Bétonsalon – Center for art and research (Paris) — http://www.betonsalon.net?
Contemporary Art Heritage Flanders (CAHF) (Belgique) — http://www.cahf.be

 

Seminar

The Place from Where We Look[[fn]The seminar’s title is a reference to Eduardo Grüner’s book El Sitio de la Mirada (2001).[/fn]] is the last chapter of Collecting Matters, a collaborative fellowship initiated by Kadist Art Foundation (Paris) with Nomas Foundation (Rome) and David Roberts Art Foundation (London) that marks a collective commitment to encourage new ways of thinking, sharing and producing knowledge about collections.
http://collecting-matters.tumblr.com/

From June 23rd to 25th 2015 at Kadist Art Foundation in Paris, this three-day work session will engage with reflections on collecting strategies, the re-writing of art history-ies and the reconfiguration of artistic practices in the global age. It will gather a core group of twenty participants, including six fellows – international young professionals, artists, curators or art researchers selected following an open call – guest speakers and others participants invited to join the group. The seminar will be punctuated by public events.

In the recent years, it has been noticeable that institutions are addressing the issue of globalization in the art field by developing their own responses through seminars, regional prospection or changes in their collecting strategies. Art fairs also encourage collectors to purchase works from everywhere, organizing talks to identify actors of these new scenes.
But if “the place from where we look” is contextualized, conditioned by the social, ideological and cultural structures of a given society, how do we look at an artwork in a globalized context? In what ways could a collection embed multiple perspectives from which to look at? How may a collection of contemporary art be used to investigate and trigger new knowledge on such questions? ?The act of collecting, considered as a construction of histories, should allow to emphasize how histories from different places and epochs are connected.
What we want to discuss here is how the global system influences the production of works and the expectations they generate, the circulation of people and the displacement of knowledge. In order to avoid the concentration of value in certain regions, balanced strategies based on collaboration still have to be invented.
Pragmatic questions, arising from the experiences of the participants, institutions or collectors observing the evolution of the art scene, are to be addressed within a theoretical framework taking into account postcolonial studies.

 Speakers:

Beirut with Antonia Alampi, Jens Maier-Rothe and Sarah Rifky, an art initiative founded in Cairo on May 1, 2012.
Marie-laure Allain Bonilla, a researcher holding a PhD on the uses of postcolonial theories within contemporary art curatorial practices since the 1980’s.
Lotte Arndt, a critic and researcher holding a PhD on Postcolonial negotiations in Paris based on cultural magazines referring to Africa.
Nina Huber, a curator based in Frankfurt, Germany. She works at the Weltkulturen Museum in Frankfurt assisting its Director, Dr. Clémentine Deliss.
Kapwani Kiwanga, an artist and filmmaker whose works confuse truth and fiction in order to unsettle hegemonic narratives and create spaces in which marginal discourse can flourish.
Julia Morandeira Arrizabalaga, an independent curator and researcher based in Spain, member of the research groups Peninsula and Declinación Magnetica.
Victor Wang, an independent curator and researcher, associated to CAHF.

Fellows:

Marianna Hovhannisyan (Armenia), researcher and curator, currently based in Istanbul (Turkey).
Yu Ji (China), artist and co-founder of am art space in Shanghai (China).
Moses Serubiri (Uganda), art writer, researcher and curator, currently based in Kampala (Uganda).
Simon Soon (Malaysia), researcher and curator, currently based in Sidney (Australia).
Yesomi Umolu (Nigeria/UK), curator and writer based in Michigan (USA), curator at the Eli and Edythe Broad Art Museum.
Natalia Zuluaga(Colombia, US) curator, currently based in New York (USA) finishing her MA at Bard College.

Public events/performances:

Tuesday, June 23rd, 7pm – A talk by Beirut
At Kadist Art Foundation’s office

Antonia Alampi, Jens Maier-Rothe and Sarah Rifky will walk us through Beirut in Cairo (2012-2015), from fictional entities as artworks, to how we imagine schools and institutions in Cairo. The talk will involve A Guest Without A Host is A Ghost. Collection in Residence: a long-term loan (May 2014 to January 2015) of selected works from the Kadist collection.

Beirut is an art initiative that considers institution building a curatorial act. It was founded in Cairo on May 1, 2012. In the period of 2012–2015 Beirut presented a year-round public program of exhibitions, events, research and educational activities at its residential premise – a 1940’s villa surrounded by a disheveled garden – in Agouza, Giza.  Amongst Beirut’s exhibition collaborations is ‘’A Guest Without a Host is a Ghost’ (2014–2015) with the Kadist Art Foundation in Paris.
http://beirutbeirut.org/en/

Thursday, June 25th, 7pm
A Conservator’s Tale – a performance by Kapwani Kiwanga

In A Conservator’s Tale, Kiwanga assumes the role of a conservator in charge of very specific and subjective archives. She makes silent objects speak, embodies forgotten accounts and tells fantastical stories. Unusual anecdotes, unspoken facts and mythical beasts all have their place in the stories told by Kiwanga. By combining readings, sound and video extracts, the artist explores the status of the document, but also the possibilities of oral transmission.

Kapwani Kiwanga is an artist and filmmaker. Her work explores the intimacies of the human condition in relation to historical, social and political forces. Kapwani Kiwanga’s projects often manifest as video and sound installations as well as performances. She intentionally confuses truth and fiction in order to unsettle hegemonic narratives and create spaces in which marginal discourse can flourish.
http://www.kapwanikiwanga.org

At Bétonsalon
9 esplanade Pierre Vidal-Naquet
Rez-de-Chaussée de la Halle aux Farines
75 013 Paris

 

Partners of the event:

Nomas Foundation (Roma) – http://www.nomasfoundation.com
David Roberts Art Foundation (London) – http://davidrobertsartfoundation.com
Contemporary Art Heritage Flanders (CAHF) (Belgium) – http://www.cahf.be

Bétonsalon – Centre for Art and Research (Paris) contributed to select the group of international participants for the seminar and hosts the last day of professional encounters.
http://www.betonsalon.net